Comprendre les business schools

Une business school est une école d'enseignement supérieur en gestion et en commerce. En France, la plupart sont des établissements privés d'intérêt général, souvent nés des chambres de commerce, et leur réputation repose sur trois piliers : les accréditations, le placement des diplômés, et la sélectivité à l'entrée.
Les programmes, dans l'ordre
Le bachelor se prépare en trois ou quatre ans après le baccalauréat. Il donne une formation généraliste en gestion et vise l'entrée sur le marché du travail ou la poursuite en master.
Le programme grande école, en cinq ans ou en trois ans après une classe préparatoire, délivre un diplôme visé conférant le grade de master. C'est le cursus historique et le plus reconnu en France, avec césure, échange international et spécialisation en dernière année.
Le MBA s'adresse à des professionnels ayant plusieurs années d'expérience : c'est un programme de reprise d'études, pas une suite du master. Le mastère spécialisé, label de la Conférence des grandes écoles, est une spécialisation d'un an après un bac+5. Le doctorat en sciences de gestion, enfin, prépare à la recherche et à l'enseignement.
Les accréditations, seul critère vraiment vérifiable
Trois accréditations internationales font référence : AACSB, américaine ; EQUIS, européenne ; AMBA, britannique et spécifique aux programmes MBA. Une école qui détient les trois est dite « triple accréditée », elles sont peu nombreuses dans le monde.
Deux repères nationaux comptent autant en France : le visa du ministère de l'enseignement supérieur, et le grade de master, qui garantissent la reconnaissance du diplôme et l'accès aux poursuites d'études. Une école sans visa délivre un titre inscrit au répertoire national, ce qui n'est pas rien, ou parfois un simple certificat d'établissement, ce qui l'est beaucoup moins. La vérification prend cinq minutes et évite des erreurs coûteuses.
Admissions
Après le baccalauréat, on passe par les procédures nationales et des concours communs à plusieurs écoles. Après une classe préparatoire, les concours des banques d'épreuves ouvrent les programmes grande école. Les admissions parallèles, réservées aux titulaires d'un bac+2 à bac+4, comptent désormais pour une part importante des effectifs.
Les tests d'anglais et d'aptitude, TOEIC, TOEFL, IELTS, GMAT, GRE, Tage Mage, sont demandés selon les filières. Ils se préparent : les écarts entre un premier passage et un passage préparé sont considérables, et le score reste valable plusieurs années.

Le coût, et comment le financer
Les frais de scolarité d'un programme grande école se situent couramment entre 12 000 et 18 000 euros par an, davantage pour les écoles les plus cotées ; un bachelor se situe en dessous, un MBA à temps plein largement au-dessus. Il faut y ajouter le logement, l'échange à l'étranger et la vie courante.
Trois leviers existent : l'alternance, qui fait prendre en charge les frais par l'entreprise et rémunère l'étudiant, c'est de loin le plus efficace ; les prêts étudiants garantis par l'État ; et les bourses d'école, sur critères sociaux ou au mérite, dont les montants sont souvent sous-estimés par les candidats parce qu'ils sont mal affichés.
Ce qui décide vraiment de la valeur du diplôme
À accréditation égale, deux éléments comptent plus que le classement : le réseau d'anciens dans le secteur visé, et la qualité des stages et de l'alternance obtenus pendant le cursus. Un diplôme d'école moyenne avec deux années d'alternance dans le métier visé se place souvent mieux qu'un diplôme plus prestigieux sans expérience.